Vraoum ! Trésors de la bande dessinée et art contemporain

Je suis allée voir aujourd’hui l’exposition « Vraoum ! Trésors de la bande dessinée et art contemporain » à la Maison Rouge avec Ségolène – qui est arrivée devinez quand ? Trois quarts d’heure en retard ! Tadam ! -… Et c’était tout à fait intéressant.

En soi j’ai trouvé le « sens de lecture » un peu flou. Les planches originales et oeuvres d’artistes contemporains sont généralement regroupées par blocs hétérogènes, du type « le far-west et les cowboys », « les animaux », « l’érotisme », « les super héros », « la science fiction », « le manga » etc… Alors que finalement ces catégories sont très artificielles et n’en sont pas vraiment.

C’est dommage parce qu’en revanche parmi toutes les oeuvres exposées il y avait beaucoup de choses marrantes et/ou intéressantes. C’était bien entendu agréable de voir des planches originales, bien que cette expérience ait plutôt eu pour moi un effet « publicitaire » (par exemple en voyant les planches monstrueuses de Little Némo », je me suis dit « Ah ! Il faut que je lise ça ! »). Les oeuvres exposées étaient très nombreuses mais je me souviens particulièrement du squelette de Dingo (je me souviens avoir vu des projets semblables sous formes de croquis, mais pas « en vrai ») et des statues de cires de vieux superhéros à l’hospice.

Un des objets qui m’a le plus intriguée, c’était la vidéo ( »Two minuts out of time » de Pierre Huighe). Pendant toute une partie de l’exposition on entend le son (une petite fille qui parle d’un tableau qu’elle a vu et qui lui a fait beaucoup d’effet), et quand on y arrive finalement on reste perplexe, car on ne voit rien de plus qu’un personnage en 3D plutôt moche sur un fond neutre. Quand on comprend l’anglais, on entend au départ une femme expliquer que le personnage en question est issu d’une banque de personnage 3D et n’a jamais été utilisé (et qui d’ailleurs était destiné à un rôle secondaire) ; on lui a donné le nom de « Ann lee » et l’idée est de lui « laisser la parole » pendant deux minutes. Le problème, c’est que le visiteur qui ne comprend pas l’anglais oral va passer complètement à côté du sujet de l’oeuvre (qui en soit n’est pas dénué d’intérêt) et pensera que l’objet principal est la réalisation de cette fille en 3D plutôt laide, ce qui au milieu de planches d’Astroboy et Corto Maltesse peut-être mal interprété. Ils auraient du mettre des sous-titres, je pense…

À la toute fin de l’exposition (du moins en théorie, car nous avons découvert cette partie avant d’avoir vu le reste), il y avait une installation assez amusante (de Rivan Neuenschwander) constituée de tableaux à craie de couleurs fixés au mur, parfois agrémentés de bulles de tailles variables (noires) avec à disposition du visiteur de quoi dessiner, écrire et effacer. Assez peu de gens prennent la peine de produire quelque chose d’intéressant (d’ailleurs moi et Ségolènes n’avons pas cherché midi à quatorze heure ; une fille, un cheval, un gros poisson, trois lémuriens et hop), mais l’ensemble était amusant et la proposition agréable. Je n’ai malheureusement pas trouvé de photo pour le moment.

(Aucune photo n’est de moi, je n’ai pas pu en prendre sur place)