Honey and Clover

Je suis tombée aujourd’hui à Cash Converter (magasin-brocante de particuliers qui veulent se débarrasser de leurs vieux trucs contre un peu d’argent) où j’ai trouvé le manga « Honey and Clover ». Comme j’ai terminé de le lire et que je l’ai trouvé plutôt marrant, j’ai décidé d’en parler ici.

(De gauche à droite : Mayama, Yamada, Hagu, Morita et Takemoto)

Scénaristiquement, pour le moment, on ne peut pas dire que ce soit un chef d’oeuvre ; il n’y a pas d’histoire en tant que telle, c’est avant tout un shoujo lambda (traduisez « histoire d’amour niaise avec un bundle de beaux garçons ») ; je l’ai choisi parce que le dessin ne me rebutait pas et que les protagonistes sont supposés être étudiants en art, bien que pour le moment ça n’ait pas une grande importance. Ce qui sauve ce type manga de la mièvrerie insupportable, en général, c’est l’humour et l’attachement aux personnages : celui-ci n’échappe pas à la règle et du coup j’ai trouvé ça vachement agréable à lire.

Takemoto Morita et Mayama* sont trois étudiants aux Beaux Arts (de Tokyo si j’ai bien compris) partageant le même toit et luttant pour leur survie… Luttant aussi pour se supporter, car Morita est une forte personnalité, Mayama au contraire s’irrite aisément et Takemoto lui n’est que paix et amour de l’humanité.Cet équilibre fragile entre les trois colocataires ne résistera pas à l’arrivée de Hagu, étudiante de génie à l’apparence (et au caractère) juvénile, cousine d’un de leurs professeurs et fraichement sortie de la campagne profonde. Pourquoi ? Eh bien parce que bien évidemment, comme elle est mignonne, rigolote et bizarre, Morita et Takemono tombent sous le charme, et c’est là que les problèmes commencent. Inutile de dire que Mayama, lui, a des problèmes avec d’autres filles (on allait pas le laisser tout seul), parmi lesquelles Yamada* qui tient le rôle classique de la fille mignonne mais brutale qui botte les fesses du premier qui l’énerve.

Certaines scènes m’ont beaucoup fait rire et on s’attache très facilement aux personnages ; Takemoto, qui est un peu le personnage principal, est régulièrement traité de « chien fidèle » à cause de sa gentillesse excessive ce qui l’empêche d’être trop « parfait » et Morita est un être tout à fait pittoresque qu’on peut difficilement détester, Hagu, quand à elle, sous son air mignon, est quand même du type surexcité et combatif…

Ce n’est pas un manga d’anthologie mais en tout cas j’ai bien aimé et je compte bien lire la suite si j’en ai l’occasion. Voilà voilà ! J’aurais bien aimé donner des extraits entiers mais finalement ça risquerait de gâcher le plaisir d’éventuels futurs lecteurs, aussi nous allons en rester là.

(* Note : les personnages sont en général appelés par leurs noms de familles, mis à part Hagu)