Higashi no Eden

C’est grâce à mon frère et ma soeur, qui ont eu la bonne idée de me prendre Animeland à la librairie (magazine excellent, quoiqu’un peu cher, dans lequel les articles sont souvent d’une grande qualité, les rédacteurs proposant des analyses fines et intelligentes), que j’ai entendu parler de la série « Higashi no Eden ». J’avais tout d’abord été attirée par le character design (qui est justement celui de  « Honey and Clover » dont je parlais plus tôt), qui est en général la raison pour laquelle je démarre une série, mais il était écrit que l’intrigue valait son pesant d’or. À présent je n’en doute plus puisque j’ai avidement dévoré les onze épisodes de la série en quelques heures. Je vais donc vous en parler un peu.
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Morimi Saki, une jeune Japonaise en voyage de fin d’études aux Etats-Unis, s’est isolée pour aller voir la maison Blanche, souhaitant jeter des pièces dans la fontaine (dont elle comprendra hélas qu’elle était beaucoup plus loin de la grille que ne le montrait la photo) ; interpelée par des policiers, elle sera sauvée par l’arrivée inattendue d’un jeune homme complètement nu et amnésique détenant d’une part un pistolet et d’autre part un téléphone sur lequel il apprend posséder plus de huit milliards de yens dont il peu disposer comme bon lui semble.
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Il découvre ensuite dans un appartement qui semble être le sien plusieurs passeports correspondants à plusieurs identités différentes (il choisira le nom de Takizawa Akira par défaut) ainsi que toute une artillerie. Serait-il un terroriste ? Pourquoi a-t’il perdu la mémoire ? À quoi riment ces huit milliards de yens et cette voix au téléphone qui accepte et met à execution toutes ses requêtes ? Il semblerait que Takizawa soit en réalité au coeur d’un jeu politique extrêmement risqué auquel participent onze autres personnes, appelées « Seleçao ». C’est en partant à la recherche de son passé, étroitement lié aux évènements récents qui ont eu lieu au Japon (ce qui lui permettra de garder contact avec Morimi), qu’il sera amené à rencontré les autres joueurs, lesquels l’éclaireront sur la situation, dévoilant épisode après épisode les fragments de l’intrigue.
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Cette série a pour moi des qualités vraiment indéniables. De bout en bout, bien que sur une quantité très limitée d’épisodes, elle garde le spectateur en haleine et  le surprend sans cesse ; la qualité du scénario se rapproche pour moi de Death note bien que les deux séries n’aient pas grand lien l’une avec l’autre (sinon l’idée d’un « outil magique » – la death note / le téléphone – à partir duquel le personnage principal peut ou pourrait réaliser tous ses désirs potentiels) ; je dirais presque que « Higashi no Eden » pourrait être une riposte à Death note… La question qui se pose aux protagonistes est à peu près la même, « J’ai les moyens de faire de grandes choses et je veux/je dois les utiliser pour changer le monde. Que dois-je faire ? » ; la réponse à ce problème est bien différente ici, et quelque part nettement plus optimiste (dans Death note, pour vous donner une idée, la réponse du héro – un imbécile profond auquel on préfère le détective qui le poursuit – est « Tuer tous les humains »…). En dehors de cette histoire captivante, on reste scotché par l’histoire d’amour (eeeh bah oui) entre les deux protagonistes, d’autant plus amusante qu’elle n’a rien de logique (Takizawa est à la fois très familier et très distant, Morimi quant à elle est notoirement amoureuse depuis le départ mais sans aucune raison valable).
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De même que la qualité de scénario ne faiblit pas au cours des épisodes, la qualité plastique reste honorable de bout en bout : aucune scène n’est baclée. Ca semble normal mais ça m’a sauté aux yeux : bien qu’on ne s’en rende même plus compte, dans la plupart des séries à succès – ou pas – il arrive que des passages entiers soient affublés d’une animation bâclée au possible (bien que cette tendance soit en train de reculer, si j’ai bien compris). D’une certaine façon, on peut dire que c’est à sa courte durée que « Higashi no Eden » doit son brio : on retrouve donc des lecteurs charmés… Et atrocement frustrés. Ca tombe bien, il y a un film qui devrait conclure tout ça prochainement… (Quels gros malins)