Je suis une grosse moule.
Je ne peux pas toucher mes pieds avec mes mains, je ne peux pas faire de pompes, j’ai du mal à faire quoi que ce soit lorsque je tiens en équilibre sur un pied, ma vitesse moyenne et maximale est de 5km/h, je sais faire la galipette mais uniquement si je la démarre en position accroupie, je sais nager mais uniquement la brasse, je sais faire du vélo mais mes pieds doivent pouvoir toucher par terre… Si je participais à Kohlanta ça donnerait sans doute quelque chose de très comique.
Du coup, tout le monde autour de moi s’inquiète : comment pourrais-je faire si quelqu’un venait à m’attaquer pour me voler toutes mes affaires, moi qui suis à peine capable de porter un tabouret ? Eh bien, de la même manière que certains animaux inoffensifs se parent de plumes semblables à des yeux ou se font gonfler pour sembler plus impressionnants devant leur prédateurs, je m’adapte naturellement à un environnement hostile par de fourbes procédés vestimentaires.
En effet, lorsque le danger potentiel « picpocket » me voit arriver, il fait le constat suivant :

Ce que je porte est encombrant, n’a manifestement pas grande valeur et sera sans doute trop moche ou dans un état trop inquiétant pour être revendu. Qui plus est je n’ai pas l’air commode, c’est louche, on ne sait jamais… Du coup je pense que personne, en me voyant, ne ressent l’envie de me voler quoi que ce soit.














