Il y a bien longtemps

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Je suis en pleine préparation d’un article sur le jeu Day of the Tentacles pour le blog de mon papa ; ça m’a donné envie de faire un fanart.

J’ai toujours trouvé que le character design était très vilain sans parvenir à le détester totalement. L’ambiance de ce jeu est vraiment particulière (et ça fait partie de mes préférés).

Si j’ai envie de raconter des histoires, c’est en partie parce que j’apprécie énormément le fait d’élaborer des personnages.

Il y a environs un an je vous avais montré une partie de ceux que j’ai inventés avec ma meilleure amie. Mais parmi ces personnages, très nombreux sont ceux qui n’ont jamais eu l’honneur d’être exploités et qui, maintenant que le temps a passé, ne seront probablement jamais mis en scène dans la moindre histoire. Je vais donc aujourd’hui vous en présenter quelques uns.

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Sur mon premier site internet, qui commence vraiment à dater sévère, je montrais des dessins animés que je faisais sous flash, courts et rudimentaires, parmis lesquels plusieurs épisodes des « Aventures d’Etsuko ». Ce n’était pas trépidant, et aujourd’hui je me verrai mal réutiliser ces petites filles et ces chatons, mais Etsuko a quand même fait partie de mes personnages fétiches pendant un bon moment (vous pouvez voir ici l’épisode le plus récent, je devais avoir quinze ans, je crois).

2301_flatten_480Ces quatre là n’ont même pas de nom ! Je les ai dessinées pour la première fois au collège, en quatrième il me semble, et je me souviens parfaitement qu’avec ces dessins j’avais le sentiment d’avoir atteint « l’apogée de mon art » (notez les exceptionnels fonds réalisés au pif en jouant avec les filtres sous photoshop ; je n’ai jamais compris comment j’avais réalisé le premier). J’avais envie de les intégrer à une histoire de science fiction, mais en définitive je n’ai eu aucune idée précise de ce que je voulais faire, et ça s’est arrêté là.

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En troisième, pour un exercice d’art plastique dont le sujet était « monochrome », j’ai inventé Blue Hell Robot™ (robot méga violent tueur de l’espace) et son acolyte Œil Maléfique™. Ils n’ont pas vraiment d’histoire non plus. Je dessine de temps à autres ces deux personnages, ils ne sont pas complètement morts, mais celle qui a vraiment disparu de la circulation c’est Red Dream Warrior™, leur ennemie jurée.

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Au lycée il y a un projet auquel j’ai pas mal réfléchi. Je n’avais aucune idée précise pour ce qui était de l’intrigue principale, mais quelques uns des personnages me plaisaient assez, notamment deux personnages secondaire, un couple avec une jeune femme sorcière (qui garde des grosses bêtes mortes dans son frigo, des trucs bizarres qui sèchent un peu partout dans son bureau etc) et son copain dentiste pour monstre (un métier d’avenir). Ils sont mignons mais n’ont pas exactement les mêmes exigences sanitaires.

Voilà voilà…

Ami(e)s Strasbourgeoi(se)s, ami(e)s d’internet, ami(e)s Angoumoisin(e)s, ami(e)s tout court et qui que vous soyez, vous êtes cordialement invités à présenter vos propres personnages à l’abandon si le cœur vous en dit ! (de la manière que vous souhaitez, bien entendu)

Aujourd’hui, je vais vous parler un peu du comportement dit « du vrai mec ».

La première fois que j’ai employé cette formule, c’était pour dissuader mon petit frère de prendre du thé aromatisé aux fruits chez mes grands parents (chose que je considère comme un sacrilège). Etant donné que mon horreur n’avait pas tellement de justification objective, il m’a fallu convaincre mon auditeur à l’aide d’arguments parlants.

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M’étonnant moi-même de l’impact immédiat qu’ont eu ces paroles sur mon petit frère, je prenais la résolution d’en user plus souvent. Depuis, il m’aide à légitimer mes actes les moins compréhensibles, mes goûts les plus douteux et mes habitudes les moins rationnelles. Plutôt que de dire « Moi je fais ça… Parce que voilà », je n’ai qu’à dire plus simplement « Je fais ça parce que tous les vrais mecs le font ».

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Le vrai soucis, c’est que comme en réalité je ne suis moi même absolument pas « virile », le masque du « vrai mec » perd de sa crédibilité.

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… Mais au fond, ne sommes nous pas toutes et tous des « vrais mecs » ?

Je n’en avait pas ou pas tellement parlé auparavant mais un des plus vieux projets auxquels j’ai contribué et je contribue encore est une histoire que j’écris avec ma meilleure amie. Ca fait un certain nombre d’années qu’on est là dessus et les personnages sont excessivement nombreux.

Dans un premier temps il s’agissait d’une espèce d’aventure dont les protagonistes et la situation faisaient pas mal référence à un manga que nous lisions toutes les deux (« Tsubasa Reservoir Chronicle », par Clamp). Assez vite cette histoire s’est mise à nous lasser et nous nous sommes attachées… Aux « méchants« , qui étaient beaucoup plus drôles, beaucoup plus originaux et nous appartenaient pleinement.

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L’histoire est devenue très longue et bien trop tortueuse pour en tirer un scénario net et trépidant : nous avons commencé par de l’aventure, viré vers la comédie romantique (eeeh oui >_>) et maintenant ça devient carrément monstrueux. Tout y passe : fin du monde, passages par la camisole de force, système totalitaire, problèmes sentimentaux graves, organisations criminelles et grandes familles aristocrates, génocides des gens ayant des pouvoirs par ceux n’en ayant pas (oui car nous avons créé des classes de pouvoirs propres à notre histoire qui sont les magiciens, les narrateurs, les marionnettistes, les musiciens et quelques outsiders inclassables), génétique, résurrections… Ca va très loin !

Comme la masse est de plus en plus impressionnante (voire presque insurmontable), j’ai plus ou moins renoncé à l’adapter en BD telle qu’elle, mais j’ai la conviction que beaucoup de personnages sont intéressants et pourraient être exploités par ailleurs (la liste dessinée ci-dessus est loin d’être exhaustive, il y a un grand nombre d’autres personnages importants que je n’ai pas encore suffisamment bien définis en termes de coupes de cheveux/vêtements/etc).

En attendant… Voilà !
Ca m’a fait plaisir de les dessiner à nouveau, ça me permet de constater mes progrès éventuels ! (d’ailleurs les images que j’ai mises en liens commencent vraiment à dater)

« La petite sorcière » ou « Le service livraison de la sorcière » est l’un de mes films préférés ; c’est simple, il est en première position de mes films du studio Ghibli préférés, ex aequo avec « Le Voyage de Chihiro ». Si vous ne connaissez pas ce ou ces films, voir que vous n’avez jamais entendu parler du studio Ghibli (Euargh !), je ne saurais trop vous conseiller de vous y mettre.

Seulement à force de regarder ce film, autant dire plusieurs trentaines de fois depuis que j’ai le DVD (et déjà un certain nombre quand on l’avait en VHS toute pourrie), j’ai accumulé une certaine rancœur à l’égard de l’héroïne Kiki. Pourquoi ? Parce qu’à treize ans, la demoiselle (qui est une sorcière) part toute seule loin de chez elle pour s’installer dans une ville trop cool où elle fait commerce de son talent en devenant livreuse (métier qui en soit n’est pas hyper attirant – à part dans Futurama – mais en volant sur un balais c’est tout de suite plus fun). Or moi, qui ne suis à priori pas moins sérieuse, j’aurais dû attendre mes dix-huit, non, pire, mes dix neuf ans pour partir de chez moi, qui plus est sans chat qui parle et sans balais qui vole (injustice !)…

… Alors maintenant que j’ai obtenu ma coloc à Strasbourg, Kiki, elle va devoir arrêter de crâner ! C’est pas parce qu’elle est partie cinq ans avant moi (qui attends ça depuis que je suis entrée en primaire) qu’il y a matière à fanfaronner ! Y’en a marre ! Ok y’a pas la mer, ok je vivrais pas chez une boulangère trop mignonne, ok je ne connais pas d’artiste des bois sur place, et oui, je sais, plus personne n’utilise de dirigeable, mais rien à foutre !

En attendant elle n’a ni les cigognes, ni le parlement européen, ni l’Allemagne à 10m, ni une colocataire toute gentille qui fait science po (d’abord), ni le marché de Noël, ni une école trop classe avec une façade Art Nouveau. D’ailleurs Kiki c’est pas pour dire mais elle a pas fait d’études elle a même pas passé le brevet des collèges.

(Bon, je dois admettre que ma colère s’arrête là ; je continue d’adorer ce film. D’ailleurs il faudra que je le regarde, un de ces quatres, si j’ai le temps)

Comme j’avais pas fait de fanart depuis longtemps et que ça détend sacrément le cerveau, je vous livre en prime un petit dessin fainéant du chateau de Howl, hommage qui n’est même pas tout à fait gratuit puisque le film s’ancre dans un décor… Alsacien (ce qui n’est pas le cas du bouquin, mais qu’importe, là qu’on parle de Miyazaki…).

Au lycée, j’étais considérée dans mon cercle de copine comme étant en quelque sorte « celle qui dessine », et je me souviens avoir expliqué un jour à je ne sais plus qui que pour dessiner une fille et qu’elle ressemble à une fille, fallait la faire « en forme de cruche ». Par là, je voulais dire que je préférais dessiner des femmes avec de bonnes hanches, pas franchement d’épaules et pas des masses de poitrine, mais on m’a alors rétorqué que « cruche » était aussi une insulte.

Afin de mieux m’expliquer, je remplace l’image de la cruche par celle de la cloche et de la poire, avant de me rendre compte que c’étaient également une façon de dire « idiote » ou « niaise ».

En sommes, toutes ces expressions ont l’air d’avoir été inventées précisément pour qualifier les femmes comme si par définition elles étaient stupide.
… Etonnant, non ?

Quand j’étais petite (du temps où je me faisais appeler la Reine des Grenouilles, d’ailleurs), j’étais souvent chez mes grands parents (qui habitaient dans ce qui est actuellement ma maison, et nous on vivait quelque chose comme un kilmomètre plus loin – même pas -) ; l’anecdote qui va suivre est très célèbre.

Comme j’étais très difficile question nourriture (je le suis encore mais autant dire que je me suis rudement arrangée, tout de même), ma grand mère pensait que je ne connaissais pas le dindonneau et que je me méfiais… Mais en vérité, ce dont je voulais connaitre le nom, c’était le motif de l’intérieur de l’assiette…

C’est ainsi que jusqu’à un âge canonique je suis restée intimement convaincue que Mickey Mouse (dont j’avais toujours ignoré l’existence, apapremment) s’appelait « Dindonneau ».