« La petite sorcière » ou « Le service livraison de la sorcière » est l’un de mes films préférés ; c’est simple, il est en première position de mes films du studio Ghibli préférés, ex aequo avec « Le Voyage de Chihiro ». Si vous ne connaissez pas ce ou ces films, voir que vous n’avez jamais entendu parler du studio Ghibli (Euargh !), je ne saurais trop vous conseiller de vous y mettre.

Seulement à force de regarder ce film, autant dire plusieurs trentaines de fois depuis que j’ai le DVD (et déjà un certain nombre quand on l’avait en VHS toute pourrie), j’ai accumulé une certaine rancœur à l’égard de l’héroïne Kiki. Pourquoi ? Parce qu’à treize ans, la demoiselle (qui est une sorcière) part toute seule loin de chez elle pour s’installer dans une ville trop cool où elle fait commerce de son talent en devenant livreuse (métier qui en soit n’est pas hyper attirant – à part dans Futurama – mais en volant sur un balais c’est tout de suite plus fun). Or moi, qui ne suis à priori pas moins sérieuse, j’aurais dû attendre mes dix-huit, non, pire, mes dix neuf ans pour partir de chez moi, qui plus est sans chat qui parle et sans balais qui vole (injustice !)…
… Alors maintenant que j’ai obtenu ma coloc à Strasbourg, Kiki, elle va devoir arrêter de crâner ! C’est pas parce qu’elle est partie cinq ans avant moi (qui attends ça depuis que je suis entrée en primaire) qu’il y a matière à fanfaronner ! Y’en a marre ! Ok y’a pas la mer, ok je vivrais pas chez une boulangère trop mignonne, ok je ne connais pas d’artiste des bois sur place, et oui, je sais, plus personne n’utilise de dirigeable, mais rien à foutre !
En attendant elle n’a ni les cigognes, ni le parlement européen, ni l’Allemagne à 10m, ni une colocataire toute gentille qui fait science po (d’abord), ni le marché de Noël, ni une école trop classe avec une façade Art Nouveau. D’ailleurs Kiki c’est pas pour dire mais elle a pas fait d’études elle a même pas passé le brevet des collèges.

(Bon, je dois admettre que ma colère s’arrête là ; je continue d’adorer ce film. D’ailleurs il faudra que je le regarde, un de ces quatres, si j’ai le temps)
Comme j’avais pas fait de fanart depuis longtemps et que ça détend sacrément le cerveau, je vous livre en prime un petit dessin fainéant du chateau de Howl, hommage qui n’est même pas tout à fait gratuit puisque le film s’ancre dans un décor… Alsacien (ce qui n’est pas le cas du bouquin, mais qu’importe, là qu’on parle de Miyazaki…).
